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Cérémonie du 14 juillet

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Le conseil municipal et les représentants de la FNACA ont commémoré la fête nationale du 14 juillet aux monuments aux Morts, en présence de quelques plouguistes.


Déroulement de la cérémonie :

- Dépôt de Gerbe
- Allocution d’Alain Guéguen, maire
- Observation d’une minute de silence
- Sonnerie aux Morts
- Hymne National





Allocution de Mr Le Maire :
« La date du 14 juillet est intimement liée à la Révolution Française qui reste un événement fondamental dans l'histoire de France.

De 1789 jusqu'au Consulat 1799, les institutions politiques françaises auront profondément évoluées, marquées par des dates clefs.
Les causes de la Révolution Française sont multiples. En 1788, le pouvoir repose sur la monarchie absolue de droit divin. Le roi Louis 16 tient son pouvoir de dieu, mais les bases de ce système politique commencent à être contestées.

La philosophie des Lumières se diffuse dans la bourgeoisie et la noblesse libérale à travers notamment les écrits de Montesquieu, Voltaire, Rousseau et Diderot.

Les philosophes des Lumières défendent l'idée que le pouvoir souverain suprême réside dans l'égalité des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la nation, apte à se gouverner au travers de représentants élus.

La grande majorité des français de l'époque n'imaginent pas une révolution violente avec une abolition de la monarchie mais plutôt une réforme profonde de l'État.

La monarchie est en crise et elle doit faire face à la montée en puissance des parlements.

Le peuple français est mécontent car il doit payer des impôts toujours plus lourds pour financer des guerres coûteuses.

Si Louis 16 n'est pas insensible à la diffusion des idées nouvelles, il ne fait aboutir aucune réforme fiscale et ne sait pas imposer les changements nécessaires à cause de l'opposition systématiques des parlementaires.

Louis 16 convoque en août 1788 les États Généraux, une assemblée très rarement sollicitée par le pouvoir royale et qui représente le pays en 3 tiers: la noblesse, le clergé et le peuple.

La campagne électorale pour l'élection des députés fait naître de grands espoirs parmi le peuple français qui espère une amélioration de ses conditions de vie et le fait savoir sur des cahiers de doléances.

En mai 1789, les députés du clergé, de la noblesse et du Tiers État arrivent à Versailles pour les États Généraux. Malgré les espoirs, aucune des réformes politiques attendues n'est décidée.
Les députés du Tiers État et ceux du bas clergé s'engagent alors dans un processus de résistance. Le 17 juin 1789, les représentants du Tiers État s'auto proclament « Assemblée Nationale ». Le 20 juin ils s'engagent à ne pas se séparer avant d'avoir rédigé une constitution pour le pays. C'est le « Serment du Jeu de Paume ».

Le 9 juillet, les députés du Tiers État se proclament « Assemblée Constituante ». Louis 16 fait mine de céder au Tiers État. Il fait venir des troupes sur la capitale. Le roi renvoie ses ministres jugés trop libéraux, parmi lesquels le très populaire Necker. Le peuple désapprouve fortement.

Le 12 juillet les parisiens commencent à se mobiliser, le 14 au matin, ils pillent l'arsenal de l'Hôtel des Invalides où ils s'emparent des fusils et de 12 canons. Ils se dirigent ensuite vers la Bastille, gigantesque bâtisse qui a été construite au 15ème siècle pour protéger Paris et qui sert depuis de prison royale.

La foule espère trouver d'autres armes dans ce symbole de l'autorité monarchique. En fin d'après-midi les insurgés maîtrisent complètement le bâtiment.

Le 26 août l'Assemblée constituante publie la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Le 20 septembre les prussiens affrontent les troupes françaises à Valmy.

Les français sortent victorieux de cette bataille provoquant un nouvel élan de confiance populaire. Au lendemain de la victoire, la Convention nouvellement élue proclame la République, le 21 septembre 1792. Des divergences importantes opposent les députés.

Les Girondins optent pour une attitude modérée, les Montagnards sont partisans de la poursuite des réformes et les « Sans Culottes » représentent le mouvement populaire le plus extrémiste de la Révolution.

Cette période appelée « La Terreur » plongera la France dans une période sanglante de 2 ans. Une certaine modération va apparaître en 1795 sous le Directoire.

La Convention cesse d'exister pour laisser la place au Directoire formé de 5 Directeurs qui détiennent l'essentiel du pouvoir exécutif.

Au cours de ces 4 années de Directoire, l'influence de Napoléon Bonaparte ne cessera de grandir. Ce général né en Corse s'est rendu célèbre par ses campagnes militaires victorieuses. Il s'empare du pouvoir en novembre 1799, par un coup d'état, le 18 Brumaire.

Le Directoire est alors remplacé par le Consulat, un système comprenant 3 Consuls, dont l'un est Bonaparte lui-même.

La révolution française s'achève ici, à la veille du 19ème siècle.

Le 14 juillet 1790, un an après la prise de la Bastille, la « fête de la fédération » était célébrée sur le Champ de Mars.

Cette date du 14 juillet reste depuis le jour de la fête nationale française.»